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La Chaux-de-Fonds
Salle de musique 17h45
14 février 1998

Félix Mendelssohn

Trois Préludes et fugues op 35
Sept Romances sans paroles
Trois Caprices op 33


Girard Perregaux


Brigitte Meyer

Née à Bienne, Brigitte Meyer étudie ensuite à Lausanne puis à Vienne où elle obtient en 1971 la "Reifeprüfung" avec premier prix. La pianiste remporte la même année le prix Bösendorfer et est finaliste en 1975 du Concours Clara Haskil. Régulièrement invitée de divers festivals suisse et internationaux tels que la Roque d'Anthéron ou Montreux, la musicienne voyage en Europe, en Amérique et au Japon, en compagnie d'ensemble comme l'Orchestre symphonique de Montréal, de Prague, les Wiener Symphoniker ou l'Orchestre de chambre de Lausanne. Brigitte Meyer pratique également la musique de chambre et partage la scène avec les pianistes Martha Argerich et Alexandre Rabinovitch, les violonistes Eva Graubin et Hanzheinz Schneeberger ou encore le violoncelliste Heinrich Schiff ou le Fine Arts Quartet.

Avec la grande finesse de son toucher, Brigitte Meyer s'est immédiatement imposée à nos yeux comme l'interprète idéale de Félix Mendelssohn.


Les oeuvres au programme

Trois Préludes et fugues op 35

Préludes et fugue en mi mineur
Allegro con fuoco - Andante espressivo

Prélude et fugue en si mineur
Prestissimo staccato - Allegro con brio

Prélude et fugue en fa mineur
Andante lento - Allegro con fuoco

Sept Romances sans paroles

op 19 n°1 en mi majeur
op 62 n°5 en la mineur
op 19 n°3 en la majeur
op 67 n°2 en fa diese mineur
op 38 n°6 en la bémol majeur
op 53 n°2 en mi bémol majeur
op 67 n°4 en do majeur

Rondo capriccioso op 14

Trois Caprices op 33
Adagio, quasi una fantasia - Presto agitato
Allegro grazioso
Adagio - Presto con fuoco


Les Préludes et fugues op 35

A l'automne 1835, Mendelssohn s'installe à Leipzig où il se lie rapidement d'amitié avec Schumann. Il était naturel que dans la ville de Bach, l'influence du Maître se fasse sentir et pousse Mendelssohn à composer les six Préludes et fugues pour piano op 35.

Robert Schumann au sujet de l'opus 35 de Mendelssohn; "Ce ne sont pas seulement des fugues travaillées avec la tête et d'après la recette, mais des morceaux de musique jaillis de l'esprit et développés suivant le mode poétique"

Trahissant ce qui devait être un grand sens de l'humour et une certaine capacité à manier l'autodérision, Mendelssohn écrivait à son ami Hiller à propos de l'op 35, "Me voilà perruque! ".


Les Romances sans paroles

Mendelssohn composa exactement cinquante Romances sans paroles entre 1828 et 1845, dont quarante-huit furent publiées en recueils. La Romance sans paroles mendelssohnienne apparaît, après le labeur quotidien, comme l'expression de la liberté subjective, un jeu libre qui prend sa forme dans l'instant. C'est un plaisir pur et sans effort dans le quel le compositeur affirmait sa foi en une musique plus universellement compréhensible que les mots et qui paradoxalement ne séduisit le public que lentement.

Avec ces compositions, Félix Mendelssohn crée une forme lyrique très proche du lied et correspondant à l'idéal vocal du piano romantique. Par sa petite dimension et sa concision, la Romance sans paroles s'oppose aux grands développements de la sonate et se limite le plus souvent à un motif caractéristique, s'articulant autour d'une forme ABA.


Trois Caprices op 33

Dédiés à Karl Klingemann, diplomate et ami de Mendelssohn, ces trois Caprices, composés entre 1833 et 1835, suscitèrent à nouveau l'enthousiasme de Robert Schumann. Ce sont trois allegros de sonates pourvus d'une introduction lente.

A propos du premier Caprices, Schumann s'exprimait en ces termes: " Nous traversons avec lui une douleur légère, qui de la musique où elle s'est jetée demande et reçoit allègrement."

Du deuxième daté de 1835; "Celui-là, je l'aime par-dessus tout: je le tiens pour quelque génie qui s'est furtivement glissé sur la terre. Là point de surexcitation, point de tapage, aucune apparition de spectre, aucune agacerie de fée... Partout on marche sur un sol ferme, un sol fleuri, allemand."

Et à propos du troisième; "On remarque comme quelque rage sans nom, concentrée, qui s'apaise insensiblement jusqu'à la fin du morceau, mais pour éclater alors à coeur joie."

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