Edith Fischer
Quatuor Sine Nomine
Josep Colom
Gilles Landini


Renseignements et location:

Gabson HiFi
rue du Marché 6
2300 La Chaux-de-Fonds
tél/fax: +41 / 32 / 968 01 37


La Chaux-de-Fonds
Salle de musique 17h45
23 janvier 1999

Gilles Landini, pianiste

Récital Chopin
Polonaise-Fantaisie en la bémol majeur
Quatre Mazurkas
Scherzo n°1 en si min op 20
Scherzo n°2 en si bémol mineur op 31
Ballade n°2 en fa maj op 38
Quatre mazurkas
Polonaise en la bémol majeur op 53




L'année 1999 est sacrée "année Chopin" et célèbre ainsi le 150ème anniversaire de la mort de l'un des représentants les plus marquant de la génération romantique. Les concerts in quarto marquent l'événement à l'occasion d'un récital consacré intégralement au compositeur polonais.

Gilles Landini

Né à Genève, le pianiste Gilles Landini entreprend ses études auprès de Henry Gautier avant d'être lauréat à l'unanimité de la Bourse Gabrielle d'Agostini. Il se perfectionne ensuite chez Edith Fischer auprès de qui il obtient brillamment la virtuosité avec 1er prix, mention très bien et félicitations du jury. Il est ensuite lauréat du concours "Orpheus" de Zürich dont le prix consiste en un concert donné au printemps 1993 dans la salle de musique de chambre du Palais des Congrès de Zürich.

Au cours de ces dernières années, il s'est produit dans la plupart des principales villes suisses ainsi qu'à l'étranger (Venise, Bruxelles, France et Allemagne). En particulier, il a donné des concerts dans les prisons de Bellechasse et de Bochuz, à la demande de Musique/Espérance fondée par Miguel-Angel Estrella.

A ce jour, sa discographie se résume à un seul CD (malheureusement car le contenu, vraiment excellent, mériterait largement d'être suivi par d'autres enregistrements) consacré à Schubert (sonate en sol majeur), d'Alessandro (Introduction et Toccata) et Rachmaninoff (Trois Préludes op 32)

Parallèlement à une carrière tant en soliste qu'en musique de chambre, le pianiste enseigne à Genève ainsi qu'au Conservatoire de Neuchâtel. Il dispense également, dans ces deux villes, des cours d'Histoire de la Musique, d'écoute et d'analyse musicale. Depuis septembre 1996, il anime une chronique de vulgarisation musicale à la Télévision Suisse Romande, dans l'émission "Zig-Zag Café".


Gilles Landini vu par la presse

(...) Gilles Landini possède d'enviable moyens pianistiques : une poigne solide, de l'abattage, une remarquable sûreté technique et le sens des atmosphères. Cette dernière qualité est mise en valeur par la sonate op 78 de Schubert, merveilleuse effusion nimbée de tiédeur matinale (...)

(...) un talent à suivre, maîtrise instrumentale, large palette sonore, approche expressive mais pudique des oeuvres (...)
Revue musicale de Suisse Romande

(...) Si vous apercevez son nom sur une affiche, n'hésitez pas à vous rendre au concert. Son toucher et sa sensibilité font merveille. Les auditeurs restent sous le charme de son talent (...) Un Chopin jeune et vigoureux que traduisit avec flamme le jeune pianiste Gilles Landini, qui nous avait gratifiés il y a peu d'un troisième Concerto de Beethoven de la plus profonde émotion (...)

L'Impact, 1989

(...) Gilles Landini, âgé de 23 ans, est déjà nanti d'un bagage technique et musical imaginatif et complet. Son toucher est en quête permanente de diversité, mais ne verse jamais dans l'agressivité, même dans l'exubérance la plus sonore.

La Suisse, 1986

(...) Gilles Landini nous a comblé par son interprétation mesurée et maîtrisée de la fameuse fantaisie en do mineur KV 475 et de la sonate KV 457 de Mozart. Il faut ici une technique solide, plus particulièrement dans la fantaisie et un sens de l'architecture comme des rapports qui n'est pas forcément à la portée de chacun.

Le pianiste non seulement possède ces atouts, mais il apporte en plus une conception personnelle où l'intelligence du texte s'associe à la sensibilité pour traduire une musique riche et fort bien conduite (...)

L'Express du 29 01 91, JPHB

(...) La Fondation Gabriele de Agostini célébrait aussi lundi la remise de sa dixième bourse, en compagnie de six ex-lauréats, pour un concert à deux et trois pianos. On pouvait ainsi mesurer la confirmation de certaines personnalités comme celle de Gilles Landini (...)

Journal de Genève

(...) Il 30 aprile si è esibito il pianista ginevrino Gilles Landini, che attraverso l'esecuzione del primo libro dei Preludi di Debussy e della Fantasia op 17 di Schumann, ha rivelato una particolarissima sensibilità per il colore e per il suono che caratterizzato anche l'interpretazione delle "Conversazioni con le cose senza nome", brano in due tempi dal carattere improvisativo e informale, de napoletano Patrizio Marrone (...)

Gazzetta Svizzera di Venezia

(...) Gilles Landini a préféré consacrer l'intégralité de son récital à un seul compositeur. Comment ne pas souscrire à une telle formule quand il s'agit d'une production aussi irremplaçable que celle de Chopin et que l'interprète s'y coule avec d'aussi solides atouts ?

Tenue sobre, approche sensible de chaque page, ni anémiée, ni outrancière, sens de la respiration, du rubato, des contrastes dynamiques, ce sont là quelques clés du bon goût que Gilles Landini possède assurément. Un récital très apprécié de l'auditoire (...)

L'Impartial, JPB, août 1998


Les oeuvres au programme du récital du samedi 23 janvier

Polonaise-Fantaisie en la bémol majeur
Quatre Mazurkas
Scherzo n°1 en si min op 20
Scherzo n°2 en si bémol mineur op 31
Ballade n°2 en fa maj op 38
Quatre mazurkas
Polonaise en la bémol majeur op 53


Condensé des propos tenus par Gilles Landini autour de la question:
"Chopin était-il révolutionnaire?"

(extraits d'un entretien téléphonique et d'une interview parue dans Construire)

"Le lien entre Chopin et la révolution polonaise est profond, mais il se situe au niveau de son langage musical; langage au travers duquel le compositeur m'apparaît comme un authentique révolutionnaire mais avec le tact aristocratique qui caractérisait sa vie. A ce propos, Franz Liszt disait de Frédéric Chopin qu'on ne pouvait s'empêcher de s'adresser à lui naturellement comme à un roi" Toutefois la nouveauté de son langage n'est jamais soulignée, elle est finement inscrite, sertie dans le flux musical.

Le compositeur a quitté son pays au moment où les Russes ont envahi la Pologne et il n'y est plus retourné. Il avait une image d'une Pologne idéale et, comme tout nationaliste, il la voulait libre. En outre, dans les Préludes, le deuxième en particulier, il aurait été inspiré par certains événements liés à la débâcle de l'armée polonaise. La désolation apparaît clairement dans la partie destinée à la main gauche. Schumann qui était un admirateur de son talent disait "c'est comme des canons sous des fleurs"

Il est intéressant de relever que plus sa courte vie avance, plus sa musique s'imprègne de soleil, de la lumière italienne (pays jamais visité, toujours désiré). Il enrichit alors cet art lyrique, harmonique d'un contrepoint toujours plus dense. Si Chopin est spirituellement un romantique, la base de son art est le classicisme. Ses modèles ne sont-ils pas Mozart et Bach?"

Gilles Landini

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