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Edith Fischer ![]() Renseignements et location: Gabson HiFi Billets à l'entrée à partir de 16h30
Prix des places: 38.- / 34.- / 28.- |
La Chaux-de-Fonds
Concert de cloture
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Josep ColomEtabli à Madrid, Josep Colom compte actuellement parmi les plus remarquables pianistes espagnols. Enregistrée pour le label "Le Chant du Monde", son intégrale des Variations pour piano de Brahms (en compagnie de Carmen Deleito) a remporté la distinction optimale décernée par Le Monde de la Musique.Josep Colom a joué avec les principaux orchestres espagnols, l'English Chamber Orchestra, les orchestres de la Fondation Gubelkian de Lisbonne, de la RAI, de Kosice (Tchécoslovaquie) ainsi que l'Orchestre National de Bucarest, sous la baguette de chefs tels que Kiril Kondrachine, Eliahu Inbal ou Franz-Paul Decker. Il a été ou est encore actuellement membre des jurys de nombreux Concours Internationaux dont le Concours Chopin à Varsovie. Malgré son intense activité de soliste, Josep Colom considère la musique de chambre comme essentielle. A ce titre, il joue entre autres en duo avec la pianiste Carmen Deleito et se produit régulièrement avec des ensembles étrangers parmi lesquels les quatuors Medici et Gabrielli de Londres. Josep Colom vient de se voir décerner par le Ministère espagnol de la Culture le titre de "Premio Nacional de Música 1998"
Les premiers Prix
"Scriabine" (1972) "Jaén" (1977) "Paloma O'Shea", Santander (1978) Le regard de la presse Après le récital Chopin donné par cet artiste le 1er novembre 1997 et le 13 fvrier 1999, ce n'est pas le public de la scène in quarto qui tempérera des critiques qui témoignent, à juste titre, d'un talent exceptionnel.
Le Monde Exceptionnellement doué pour jouer du piano, Josep Colom domine les oeuvres avec une aisance telle qu'il donne l'impression d'ignorer les moyens techniques. Il conçoit les partitions qu'il aborde avec une intelligence claire et ordonnée qui n'interdit nullement l'émotion (...) Faisant alterner toutes les strates d'expression possibles, Josep Colom a donné une exécution magistrale de "Gaspard de la nuit " de Ravel. En jouant d'oppositions d'ombres et de lumières, il a déployé avec un art supérieur, la mise en relief de l'essentiel. Cela faisait penser à des projecteurs venant éclairer les parties saillantes de ce monument du répertoire pour piano (...) L'Impartial (...) Son jeu est à la fois brillant, coloré et réfléchi (...) Ce qui frappe, c'est l'extrême souplesse avec laquelle Josep Colom module les phrasés, faisant appel à une utilisation "picturale" de la pédale. Le Nouveau Quotidien Discographie
Les oeuvres au programme du récital du samedi 13 mars R. Schumann - Fantaisie en ut majeur F. Liszt - Sonate en si mineur Robert et Clara supportent très mal la "Lisztomanie" qui balaie l'Europe depuis 1842. Il leur semble que Liszt trahit son génie et se laisse aveugler par son propre mythe. C'est à la même époque que Schumann renonce à la direction de la Neue Zeitschrift für Musik, revue qu'il avait fondée en 1834. Reprise par Franz Brendel, cette revue de grande importance commence alors à déverser des torrents de propagande en faveur de l'Ecole de Weimar, tout en se déchaînant contre les "petits Leipzigeois" comme Liszt les avait baptisés. Schumann est consterné de voir son ancienne revue tourner ses batteries contre ses amis et ce revirement, dont ni Liszt, ni Schumann n'étaient finalement directement responsables, allait altérer dorénavant tous leurs rapports. Le moment le plus pénible de leur querelle se situe en juin 1848, lors d'une soirée donnée chez les Schumann en l'honneur de Liszt. Avec deux heures de retard, l'illustre invité débarque en coup de vent pour qualifier le quintette de Schumann dont il est alors question de "Leipzigerisch". Schumann est prêt à exploser et Liszt a l'obligeance d'activer la vapeur en vantant les mérites de Meyerbeer aux dépens de Mendelssohn. Schumann empoigne son contemporain et lui jette "Qui êtes-vous pour oser parler de cette manière d'un musicien comme Mendelssohn", avant de quitter la pièce dans un grand fracas! A cet instant, Franz Liszt glisse à Clara "Dites à votre mari qu'il est le seul homme au monde de qui je puisse accepter aussi calmement les paroles qu'il vient de m'adresser". Clara devait déclaré après le départ du perturbateur "Je ne veux plus jamais entendre parler de lui", ce qui n'était guère réaliste! La querelle des romantiques entre Weimar caractérisée de progressiste (Liszt, Wagner, Wolf...) et Leipzig de conservateur (Schumann, Brahms, Mendelssohn...) était à son comble. Elle amenait Hugo Wolf à déclarer "Il y a plus d'intelligence dans un coup de cymbale de Liszt que dans les trois symphonies de Brahms réunies!!" (il n'avait pas encore écrit la quatrième!). Sur un plan plus fondamental, Schumann et Liszt semblent toutefois nourrir l'un envers l'autre un grand respect, comme en témoignent les dédicaces réciproques des deux oeuvres parmi les plus vastes, les plus puissantes et les plus audacieuses écrites pour le répertoire pianistique; la Fantaisie op 17 en ut majeur de Robert Schumann (composée en 1836 et dédiée à Franz Liszt) et la Sonate en si mineur de Franz Liszt (composée entre 1852-53 et dédiée à Robert Schumann). "Pour comprendre ma Fantaisie, il faut que tu te rapportes à ce malheureux été de 1836 où j'avais renoncé à toi (à cette époque, Robert fut séparé de Clara sur la volonté du père de celle-ci) (...) La première partie est sans aucun doute ce que j'ai écrit de plus passionné, une plainte déchirante vers toi." Dès la parution de la Fantaisie, Liszt la qualifia immédiatement de "merveilleuse et magnifique", un accueil chaleureux auquel s'oppose la froideur réservée à la sonate de Liszt et sa dédicace, dix-sept ans plus tard. Il faut dire que le principal intéressé, Schumann lui-même, est déjà interné et que la querelle séparant la parution des deux oeuvres n'était certainement pas très propice à faire naître un jugement impartial. Aux frontières de la fantaisie pure et de la forme sonate (la Fantaisie op 17 devait s'appeler initialement Sonate), les deux oeuvres offrent à la forme musicale une avancée digne des révolutions beethoveniennes dont elles représentent le prolongement. Ces pages traduisent musicalement ce que Liszt disait aussi avec des mots; "ne pas s'en remettre à un cadre préétabli mais au contraire chercher la forme particulière convenant à traduire chaque nouvelle pensée musicale." Un programme de la taille du récital de clôture du samedi 13 mars réclame de la part du pianiste une maîtrise particulièrement impressionnante, tant du contenu musical, de l'instrument et ses ressources techniques portées à la limite du possible que d'une forme à l'architecture monumentale et novatrice.
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